BLOGIRAQ ET DU PROCHORIENT

Pour comprendre la guerre en Irak et éviter l'Islamophobie galopante - To understand the war in Iraq and to avoid Islamophobia - Each post is in French with an English version -

Monday, April 03, 2006

DE LA MARMELADE EN PALESTINE or MARMELADE VS SUGAR

Pour répondre à l'élection du Hamas, Israel a décidé de fermer certains points de passage entre Palestine et Israel ce qui freine considérablement les exportations des fermiers palestiniens. Les récoltes pourrissent dans les cageots ou sur pied mais apparemment les Israéliens n'en ont cure. Lors d’une visite des responsables israéliens au point de passage d’Ertez pour vérifier les effets de ces mesures punitives, Ruhama Avraham, la vice-ministre israélienne de l’Intérieur, s’est entendue dire que les prix augmentaient de façon dramatique et que les Palestiniens ne pouvaient plus acheter leur alimentation de base ; le sucre venant d’Israël était vendu six fois plus cher que les plants de fraisiers produits par les Palestiniens. Réponse de la grande dame (photo ci-dessous) : « S’ils ne peuvent acheter du sucre, qu’ils mangent de la marmelade».

«C’est comme un rendez-vous avec un diététicien. Les Palestiniens maigriront, mais ils ne mourront pas », a confirmé un peu plus tard Dov Weissglas, directeur du Cabinet du Premier Ministre lors d’une réunion avec le chef d’état-major des forces de défense israéliennes, le directeur du Shin Bet et des généraux et fonctionnaires. Un éclat de rire général parmi les participants a répondu à cette nouvelle et cruelle forme d''humour juif à la sauce Marie Antoinette.
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To reply to the triumphal election of the Hamas party, Israelis authorities decided to close most border points between Israel and Palestine, a move that considerably hindered Palestinian exports and farmers. Fruits and veggies are rotting in their cases or on the vine but apparently Israeli authorities do not care. During a visit by some Israeli officials checking on the efficiency of these measures, Mrs Ruhama Avraham (above pic), israeli vice-minister of the Interior, was told that the measures dramatically raised the cost of living for people in Gaza and the West Bank : sugar's price coming from Israel, she was told, is six times as high as the strawberries plants sold by the Palestinians farmers.

Mrs Avraham then came up with a quip that will not go down well in History :"If they can not afford sugar, let them eat marmelade." Some days later during a meeting with the Israeli Defense chiefs of staff and other high civil servants, her colleague Dog Weissglas, chief of Cabinet of the PM, added : " It is like an appointment with a dietetician, Palestinians will lose some weight but they won't die." General laughter erupted at the saying of this comment that reminded me of Marie Antoinette, Queen of France, asking to the PM why the people of Paris were protesting. Told that they did not have bread, she replied : "Let's give them some brioche."

Saturday, April 01, 2006

"TEMPORARY" BUSH ET SON QI - BUSH AND HIS IQ -

Bush est il intelligent ? A en croire Rotten.com, il est loin d'être bête. Quand il a intégré Yale University, ses tests SAT (scholastic aptitude tests) ont donné un score de 1206 (566 oral, 640 math), considéré comme relativement bas pour un centre universitaire comme Yale mais perfectement respectable n'importe où ailleurs aux USA.

En fait, un tel score représente théoriquement un QI de 129 ce qui est également tout à fait honorable puisque c 'est aussi le mien. Même si cela m'ennuie de savoir que je suis aussi con que Bush, il n'en reste pas moins que lui et moi nous ne sommes pas aussi cons que cela.

A son entrée à Yale, il rejoint la fraternité Delta Kappa Epsilon, connue pour ses parties chaudes et très arrosées. Il fut aussi introduit dans la société secrète Skull and Bones, selon les bonnes habitudes de son père (Yale classe 1948) et son grand-père (classe 1917). Ses co-disciples de Skull lui laissèrent le choix de son nom de secte et George W. choisit "Temporary". Dur de penser qu'avec un nom pareil, il va laisser un héritage d'erreurs durables.

Le club le plus prestigieux aux USA et au RU est MENSA ouvert aux "être supérieurs" dont le score SAT est supérieur à 130. Frustrant de savoir que Bush et moi, on ne peut y postuler pour une insuffisance intellectuelle de 1 point de SAT. Statistiquement, il y a aux USA seulement 6 millions de personnes qui peuvent postuler sur les 295 millions d'habitants. Ouf, je me sens déjà moins bête. Mais surtout la preuve est faite que ce n'est pas parceque vous avez un IQ élevé que vous n'agirez pas comme un con.
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Is President Bush smart ? According to Rotten.com, he is far away from being stupid. When he joined Yale University his SAT tests (Scholastic aptitutde tests) read 1206 (566 verbal and 640 maths), a score considered relatively low for a center like Yale but perfectly honorable anywhere else in America.

Actually such a score equates an IQ of 129 which is perfectly honorable as well as it is also mine. Even if I am a little disappointed to be on the same level as President Moron, at least I can consider that I am not as stupid as people think he is.

When he joined Yale, he was admitted in the Delta Kappa Epsilon fraternity reputed for its heavy drinking and wild parties. He was also introduced into the Skull and Bones secret society to follow in the steps of his father (Class '48) and his grand-father (Class '17). His co-disciples dubbed him "Temporary", a name that he never changed. It is hard to think that with such a nickname, his political heritage will be one of lasting errors.

Ironically enough Bush is missing 2 points of IQ to be able to postulate to the prestigious club MENSA of the very intelligent whose IQ must be superior to 130. Statistically there are only 6 million people in all the USA to be able to make such an application.

ETES VOUS UN KUFR ?

Pour les Islamistes, un Kufr ou Kaffir ou Kuffar est un mauvais Musulman qui comme on le voit dans le sondage ci-dessous commet des fautes graves eu égard à Dieu et la foi. C'est aussi depuis longtemps les incroyants, ces infidèles occidentaux, qui ont cherché à dominer le monde musulman depuis des siècles et font aujourd'hui la guerre en Irak. Le monde occidental est en gros désigné comme "kufr" ou "kaffir". Le terme vient du mot arabe kafara qui signifie cacher, dissimuler (le vrai).

Le sondage ci-dessous va vous permettre de déterminer si oui ou non vous êtes un Kufr. Bonne chance. Et n'oubliez pas, malgré tout, ce verset du Coran :"ye who believe! take not the Jews and the Christians for your friends and protectors: They are but friends and protectors to each other. And he amongst you that turns to them (for friendship) is of them. Verily Allah guideth not a people unjust.(al-Maida 5:51)." Et pour votre instruction musicale, apprenez les lyrics du dernier american-arab rap à la mode :
" Dirty Kuffar wherever you are;
From Kandahar to Ramallah;
OBL Crew be like a shining star;
like the way we destroy them two tower, ha ha."






ETES VOUS UN KUFR ?
Niez vous l'existence d'un Dieu seul et unique ?
Vous abstenez vous de rendre grâces à Dieu ?
Vous distancez vous de Dieu ou de la religion ?
Niez vous certains enseignements de la religion ?
Dissimulez vous certaines de vos pensées sur Dieu ?
Omettez vous d'aller au culte quand vous le pourriez ?
Free polls from Pollhost.com

Réponse en cliquant ici.

BUSHOLINI, THE WAR AND PSYCHOLOGY

Dommage pour Bush qu'il se soit pris pour Mussolini comme l'écrit un journaliste iranien qui se livre avec talent à des comparaisons si imagées qu'elles en deviennent drôles. Mais le plus intéressant de son éditorial tient dans l'analyse qu'il fait de la dégénérescence de la situation en Irak. Pour lui, elle résulte du fait que les Shiites ont décidé qu'on pourrait rétablir un gouvernement légitime en Irak avec la présence -voire la coopération- des Américains. Un point de vue que n'ont jamais accepté les Sunnis qui ont toujours estimé que la priorité était de lutter contre l'occupation. Cette incapacité des Américains à imaginer que Shiites et Sunnis pouvaient s'entendre pour créer, selon leurs voeux, un état islamique me parait être une erreur psychologique et politique grave. Le régime démocratique façon USA - qui n'est en fait qu'une ploutocratie militariste prétendant semer paix et prospérité- n'est pas la panacée universelle et les Arabes du monde entier en sont convaincus.

Ce que notre éditorialiste pourrait ajouter puisqu'il aime les comparaisons, c'est que nous avons connu la même situation en France dans les années 40 : d'aucuns prétendaient collaborer avec l'occupant germain (qui assurait apporter paix et prospérité nazies) pour un rétablissement de la légitimité nationale et d'un pouvoir français; d'autres -les Gaullistes, une minorité- pensaient tout le contraire et estimaient que la lutte devait continuer par tous les moyens, y compris des actes de terrorisme (bien sûr on parlait alors de résistance). Les Allemands ne le voyaient pas de cet oeil et fusillaient les auteurs d'actes de résistance en tant que terroristes et ennemis de la patrie. Entre les trois camps, la majorité des Français comptaient les coups, souffraient en silence et secrètement misaient sur les Résistants.

Je voudrais seulement rappeler qu'en dernière analyse, ce sont les partisans du terrorisme qui ont gagné, même si l'Angleterre, la Russie et les Etats Unis les y ont bien aidés. De même en Palestine en 1948, les partisans du terrorisme -Haganah, Gang Stern, Irgun, (ici encore on parlait de résistance juive) ont fini par convaincre les Britanniques que la meilleure chose à faire était de foutre le camp et de laisser les terroristes déclarer l'indépendance de l'Etat israélien.

Plus le temps passe, plus je suis convaincu que notre neo-Mussolini aura une fin tragique tout comme son double romain et que sa guéguerre contre la résistance anti- américaine, pardon le terrorisme, finira en jus de hamburger, tout comme au Viet-Nam. Shiites et Sunnis panseront leurs plaies comme nous avons pansé les nôtres. Le vrai ennemi reste l'Américain comme il était pour nous l'Allemand. Ce bas monde n'est pas parfait mais il a ceci de bien qu'il n'accepte pas les corps étrangers trop longtemps.
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Some very talented Iranian journalist recently wrote that it really is a pity that President Bush thinks and acts as an American Mussolini, displaying stupid bravado and superman body language for the meager benefits of the American people. Everybody should read this excellent article where Abu Dharr explains why the Iraqi situation has degenerated to the verge of civil war.

For him the current situation results of the fact that while Sunnis generally maintained the position that the first priority must be to fight the occupation and expel the Americans, the Shi’is (and the Kurds as well) decided that they could achieve their objectives by cooperating with the Americans, despite the fact that it meant alienating and fighting the Sunnis. This was a gross miscalculation on the Shi’i part; it split the Iraqis at a time when there was a real chance of rising above sectarian differences to fight a common enemy, and made them effectively part of the occupation structures.

The inability by Americans to imagine that Sunnis and Shi'i were capable to forget their differences and work in common while American troops retreated is an incalculable psychological error. After all, the so much praised American democracy is hardly more than a militaro-ploutocracy whose role-models are Gal. MacArthur and Donadl Trump. Million of Muslims on this planet do not want the American model to be placated on their world even if their world is by many parts worse thant the model. After all million of European do not want the American model either. Muslims want an Islamic model even if it has to be defined and even to be built.

More the time goes, more I am convinced that Busholini will have the same tragic end as his Italian double and that his war in Iraq will end in mayhem and ridicule like the Abyssinian war of Benito Mussolini.

UNE SEULE LIBERTE TOTALE EN IRAN : ANTI-SEMITISME - THE REAL FREEDOM OF IRANIAN PEOPLE : ANTI-SEMITISM -

Extraits d'une émission diffusée le 6 janvier 2006 par la chaine iranienne Channel 2 . Le débât est entre Iqbal Siddiqu, fondateur de l'Institute of Contemporary Islamic Thought et éditeur-en-chef du magazine Crescent International et les analystes politiques Dr. Majid Goudarzi et Dr. Majid Safataj. Comme on le verra le débât n'est pas réellement un échange de vues opposées mais une tribune de propagande anti-sémite.

Goudarzi : "Dans l'Antiquité, il y avait d'étranges querelles entre les Juifs et les Chrétiens. Les Juifs croyaient que le Messie n'était pas encore venu et ne viendrait pas. Apparemment, c'était eux qui décideraient quand le Messie viendrait et qui il serait. Quand Jesus apparut bien des gens devinrent ses disciples. Le roi du Yemen de cette époque, qui était probablement un Juif, leur laissa une option : soit vous vous convertissez au Judaisme, soit on vous brûle. Ils préparèrent un grand brasier et brûlèrent les Chrétiens qui refusèrent de renoncer à la pure religion de Jesus. Plus tard, ils ont exploité cette incident et dirent que, pendant la 2ème guerre mondiale, les Allemands leur firent la même chose. Ils omirent de signaler qu'ils avaient brûlé des Chrétiens bien avant cela...."

Siddiqu : "Il est vrai que les Juifs ont énormément souffert entre les mains des Nazis. Mais quelles que furent les souffrances, cela ne peut justifier ce qu'ils ont fait en Palestine. Basiquement ce que font les Juifs maintenant, c' est attendre que le monde leur donne les moyens de vivre et être traités comme un peuple spécial, le peuple élu, qui a le droit de faire ce qu'il lui plait. C'est cette image du peuple juif qu'ils promeuvent dans le monde et
l'Holocauste -le soi-disant Holocauste- est constamment utilisé pour servir ce propos.

Dr. Majid Goudarzi : "Les Sionistes prétendent qu'ils devaient être les maitres du monde. C'est pour cela qu'ils ont préparé Le Protocole des Sages de Sion en Russie et mis en vigueur chacune de ces clauses. Ils ont écrit des instructions pour comment obtenir le contrôle des principaux medias et des ressources naturelles du monde.

L'interviewer (le coupe pour dire) : En fait, ils sont devenus le Conseil d'administration du monde.

Goudarzi : "Oui. Ils veulent écrire l'histoire comme ca leur chante. Certains intellectuels ont estimé que cela devait être ré-examiné et curieusement le fondateur de cette école révisionniste était un Juif, Paul Rassinier, qui était Français et un membre de la Résistance pendant la Guerre. Arrêté par la Gestapo et déporté dans les camps nazis, il a dit que les chambres à gaz étaient un mythe..."

Safataj : "On devrait noter que si les Sionistes avaient réellement trouvé qui que ce soit qui ait survécu les chambres à gaz et les soi-disant fours crématoires, je suis certain qu'ils l'auraient interviewé à profusion et auraient produit de nombreux programes. Mais ils n'ont pas pu trouver une seule personne à interviewer face à face dans le but de présenter au monde un documentaire historique. Un de ceux qui ont bien profité de l'Holocauste est un homme appelé Jerzy Kozinski, auteur de L'Oiseau bariolé. Le livre a été encouragé par les Juifs. Après qu'il ait gagné plusieurs prix, des révisionnistes ont commencé à expliquer que Kozinski n'était pas Juif et que pendant la Guerre, il était en sureté en Suède. "

Dr. Majid Goudarzi: "Ecoutez, ce que les Juis racontent est plus faux que vrai. Une de leurs plus grossières erreurs -malgré leur astuce- est de prétendre que les Nazis ont utilisé des gaz Zyklon-B. Ce gaz est selon les chimistes extrêmement dangereux. Il reste dans l'air et sur la peau pendant un temps très long. Or, les photos montrent des soldats allemands en train de tirer les corps par les pieds et ils portent ni gants ni masques à gaz. Si c'était vrai, les soldats auraient du mourir également."
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On va arrêter là ce catalogue de contre-vérités (exemple: Rassinier n'était pas Juif ) et de clichés anti-sémites tous plus éculés les uns que les autres. Toutefois, personne ne m'empêchera de rêver d' un monde où on pourrait donner dans l'anti-sionisme sans être taxé d'anti-sémitisime. Le politiquement-correct a fait des Occidentaux -notamment des Américains- les serviteurs apeurés du message officiel israélien et, à cet égard, les Iraniens n'ont pas entièrement tort. Dommage toutefois qu'on ne puisse pas critiquer sur Channel 2 le Leader Suprême Kamenei avec la même férocité et lui dire qu'il n'est rien d'autre qu' un Suprême Idiot.
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Extracts from a program broadcasted by Iranian TV Channel 2 on the 6th of January 2006. The debate is between Iqbal Siddiqu, co-founder of the Institute for Contemporary Islamic Thought and editor of Crescent International magazine and political analysts Dr Majid Goudari et Dr Majid Safataj.

Goudarzi : “In ancient times, there were strange quarrels between the Jews and the Christians. The Jews believed that the Messiah had not yet come and would not come. Apparently it was for them to decide when it would come and who he would be. When Jesus appeared a lot of people became his disciples. The King of Yemen of this time, who probably was a Jew, gave them an option : either you convert to Judaism or you get the bonfire. They prepared a huge pit of fire and burned the Christians. Later they exploited this incident and said that, during WW2, the German did the same thing to them. They did not mention that they had indeed burned the Christians centuries before that...

Siddiqu : "IT is true that the Jews enormously suffered at the hands of the Jews. But whatever were their sufferings, it can not justify what they are doing to the Palestinians. Basically what they do now is to expect the whole world to give them a living and to be treated like the chosen people who can do whatever they like. It is this image of the Jewish people that they are promoting in the world and the Holocaust -the so-called Holocaust- is constantly used to this goal.

Dr. Majid Goudarzi : "The Zionists pretend that they had to be the rulers of the world. It is for that end they prepared the Protocol of the Elders of Zion and implemented each and every one of its clauses. They even wrote guides to obtain the control of the main media and of the planet’s natural ressources.

Interviewer : Actually they became the Boardroom of the World.

Goudarzi : "Exactly. They want to write history as they are pleased to. Some intellectuals deemed that this should be re-examined and curiously enough the founder of this revisionist school was a Jew, Paul Rassinier, who was French and a member of the Resistance during WW2. Arrested by the Gestapo, he was deported to the Nazis camps and he said after the war that the gas chambers were a myth...

Safataj : "If the Zionists had found anybody who had survived the gas chambers and the alleged crematories, I am sure that they would have profusely interviewed him or her and have produced many programs about it. But they could not find one single person to interview in the face in order to present the word a documented history. One of those Jews who have well benefited of this so-called Holocaust is a man named Jerzy Kozinski, author of the Painted Bird (1965). the book was promoted by the Jews. After it won several awards, some revisionists started to explain that Kozinski was not a Jew and that, during the war, he was safely in Sweden enjoying himself.

Dr. Majid Goudarzi: "Look, what the Jews tell is more often false than true. One of their main errors
- in spite of their smartness- is to pretend that the Nazis used Zyklon-B gases. This gas is according to the chemists extremely dangerous and has little volatility. It sticks to the skin for a very long time. Thus the pictures show German soldiers pulling corpses by the feet without wearing any gloves or masks. If it was true, those soldiers should have died as well.
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We are going to stop there this catalogue of half-truths or blank-lies, for instance Ramassier was not a Jew. However I cannot miss to think twice about a country where you can proclaim to be anti-Zionist without being suspected of being anti-Semitic. The politically correct fashion of the Western World play in the hands of the Israeli and to this regard I must say that the Iranians are not totally wrong. It is a great pity however that it is impossible to blame on Channel 2 the Supreme Leader Kamenei with the same ferocity to tell him that he is nothing but a Supreme Idiot.

Thursday, March 30, 2006

PALESTINIAN GOVERNMENT : A LOT OF TECHNOCRATS, A WOMAN AND A CHRISTIAN

Le tout nouveau gouvernement palestinien (Hamas) qui vient d'être composé est formé de 24 ministres dont 9 viennent du fameux Conseil Législatif et 15 relèvent de la traditionnelle technocratie des états modernes (cliquez ici pour voir une photo de chacun d'eux avec leurs fonctions).

Huit d'entre eux ont d'ailleurs acquis leurs compétences de technocrates aux Etats Unis, au Royaume Uni, en Allemagne, et huit autres en Egypte. Treize ont été arrêtés au moins une fois par les Israéliens ce qu'ils s'empressent tous d'afficher dans leur C.V. La prison israélienne est un "must" et un "plus". Pour sa part, le Premier Ministre a passé plus de 3 ans dans les prisons d'Israel.

Les principaux ministères ont été attribués à des membres du Conseil Législatif ce qui fait qu'on trouve ainsi les portefeuilles de PM, de Ministre des Finances, de Ministre de l'Intérieur et celui des Affaires Etrangères entre les mains de "old timers" du Hamas, parfois d'extrêmistes comme le ministre des affaires étrangères, le Dr. Mahmoud Zabur al-Zahar. Ce dernier est chirurgien, il a recu sa formation au Caire et est âgé de 61 ans ; il fait partie des "founding fathers" du Hamas et a promis aucune concession pour les Israéliens. Il a perdu un fils dans une attaque israélienne dont il était la cible.

A l'Intérieur, le sheikh Said Siyam, 47 ans seulement, est diplomé en Culture Islamique et professeur de mathématiques ; il passe pour un dur. Membre de fait des Forces de Sécurité Palestiniennes, il a récemment déclaré qu'il n'arrêterait pas les terroristes car il pense que la "résistance" (i.e. les attaques terroristes) fait partie des droits inaliénables du peuple palestinien." Son air de bon curé de village dissimule un caractère intransigeant et déterminé. Lui aussi a tâté des prisons juives.

Aux Finances, on trouve le Dr Omar Matar Razzeq, 48 ans, une sorte de Raymond Barre palestinien, à savoir un universitaire en Economie depuis 1991 qui publie des ouvrages plus ou moins rébarbatifs et qui sait plus ou moins comment gérer une nation. Titulaire d'un PhD américain (Iowa university), il a lui aussi tâté des geoles israéliennes et ne passe pas pour un tendre. Il est d'ailleurs en cours de procès en Israel et a été remis en liberté sous caution.

Enfin, parmi les principaux ministres, on a celui de l'Education Supérieure, qui fait office de PM adjoint, un jeune technocrate de 45 ans, diplomé de Manchester University (Docteur en Droit), du nom de Nasser al-Sha'ir. C'est un ancien membre des jeunes universitaires membres du Islamic Block, l'aile étudiante du Hamas à l'université al-Najah.

A la tête de ministères moins étoffés, on a une femme, le Dr Maryam Saleh (Docteuresse en Droit de La Mecque), ministre de la Condition Féminine et un Chrétien George Jamada Murcos (Bachelor in Sciences Ingenierie civile), ministre du Tourisme.

Les principaux ministres sont originaires de Gaza et y vivent ce qui laisse penser que la ville va devenir le centre des activités gouvernementales. Le plus dur de ces hommes est probablement le ministre des affaires étrangères, Dr. Mahmoud Zabur al-Zahar, (photo) qui annonce la couleur en disant 1- qu'il n'y aura pas de collaboration ou d'accord avec l'ennemi israélien 2- que toute la Palestine appartient aux Arabes et aux Musulmans et qu'il n'y pas de place pour l'ennemi 3- que le gouvernement apprendra aux jeunes ce que signifie le mot "résistance" (i.e. terrorisme) et leur fera "apprendre qui est l'ennemi par l'enseignement du Coran et non en regardant la télévision. " Il a déclaré à l'agence de presse chinoise Xinhua : "Je rêve d'accrocher au mur chez moi une immense carte de Palestine qui ne montre pas Israel." Et d'ajouter:" Ce rêve deviendra une réalité car il n'y a pas de place pour l'Etat d'Israel en terre de Palestine."

Ce portefeuille fondamental pour l'avenir des relations israélo-arabes laisse plâner un nuage noir et lourd de menaces sur les perspectives de paix au Proche Orient alors même que la composition du gouvernement permettrait de penser que des ouvertures ne sont pas à exclure.
En outre, les rivalités entre le Fatah et le Hamas, entre d'un côté l'Autorité Palestinienne et le PLO et de l'autre le Hamas, ne permettent d'envisager rien de bon en politique intérieure. Issu des urnes, le gouvernement a une véritable légitimité populaire et démocratique, c'est un atout important. La question est de savoir maintenant si les exclus du pouvoir et leurs alliés iraniens vont joindre les Etats Unis et le Canada pour faire bloc contre ce gouvernement qui ressemble tant à n'importe quel gouvernement occidental.

Ce serait une grave erreur, car contester ce gouvernement revient à nullifier la valeur du vote des millions de Palestiniens qui, lorsqu'on leur en donne la possibilié, votent non pas pour des terroristes mais pour des hommes et des femmes qui entendent promouvoir les valeurs de l'Islam. Evidemment, aux Républicains laicisés et vaguement paiens que nous sommes devenus depuis 1789, ces valeurs paraissent bien rétrogrades.

PS : Depuis l’élection du Hamas le 25 janvier dernier, les Palestiniens "ont été punis" pour leur choix démocratique (selon les termes du Premier Ministre israélien Ehud Olmert) par la fermeture de tous les passages de frontières de Cisjordanie sauf un et par la fermeture totale de la Bande de Gaza. Les récoltes des fermiers palestiniens destinées à l'exportation pourrissent dans leurs cageots ou sur pied.
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Picture: Sheikh Hamad Bitawi, a Hamas member of the Legislative Council, praising the vote of confidence. Holding a copy of the Qur’an, he called for conduct governed by extremist Islamic codes, with cries of “Allahu Akbar” in the background (Palestinian TV, March 27). Sheikh Bitawi is a senior Hamas activist and chairman of Al-Tadhamun “charitable society” in Nablus.

The brand new Palestinian government (Hamas) formed this week includes 24 ministers (picture) of whom 9 come from the Legislative Council and 16 belong to this sort of technocratic elite we can find in any modern state. Among them eight graduated from American, English or German universities and eight in Egypt.

Thirteen have been arrested at least once in their life by the Israelis and spent some time in the prisons of Israel. All are extremely keen to mention this fact in their resumé. An Israeli jail is a must and a plus. Even the Prime Minister spent three years in a jewish jail. The main ministries went to members of the Legislative Council and thus Hamas’ old timers got the coveted portfolios of PM , Finance, Interior and Foreign Affairs. The latter went to
Dr Mahmoud Zabur al-Zahar, 61, a surgeon graduated from Cairo School of Medicine, who is considered as a hawk : he is member of the founding fathers of Hamas and opposed any agreement with Israel. He lost one of his eight children, a son, in an Israeli attack that was aimed at him. He recently declared to the Chinese press agency Xinhua : "I dream of hanging a huge map of the world on the wall at my Gaza home which does not show Israel on it." And then he went on saying : "This dream will become real one day. I'm certain of this because there is no place for the state of Israel on this land.

The Interior ministry,
Sheikh Said Siyam, 47 years old, has a BA in Islamic Culture and teaches Mathematics ; he is considered a hard-liner too. De facto member of the Security Forces, he recently stated that he would not arrest suicide terrorists because they are part of the resistance which is an inalienable right of the Palestinian people. Under his rather amiable look of a Baptist minister, he hides a sharp mind and a strong commitment to the cause. He too had a taste of Israelis jails.

The Finances portfolio went to
Dr Omar Razzeq, 48, an academic and professor of Economics who published books and thinks he knows how to manage a nation. He holds an American Ph D from the University of Iowa, had too a good idea of Israelis jails and does not pass for a soft leader. He is currently under trial in Israel but was freed under bond of 20,000 shekels.

The higher Education (because there is a Lower Education Ministry) portfoplio was given to the younger
Nasser al-Sha’ir, who is also Deputy PM, and has a PhD from Manchester University (Law). He was member of the Islamic Block, the student arm of the Fatah at al-Najah University.

Two minor porfolios went to a woman and a Christian :
Dr Maryam Saleh (Ph D in Islamic Law) came back from Saudi Arabia to become minister of Women’s Affairs and George Jawada Murcos (BS in civil engineering) received the Tourism portfolio. The main ministers were born or live in Gaza which lets suppose that the city will be the center of governmental affairs and probaly the capital of a future Palestinian state.

The toughest of all those men is doubtless the Foreign Affairs minister,
Dr. Mahmoud Zabur al-Zahar, who informed the world that 1- there will not be cooperation or agreement with the enemies 2- Palestine belongs at 100% to Arabs and Muslims and there is no room in it for the enemies 3- the government will teach the young Palestinians who is the enemy with the Coran and not with TV programs. This highly important portfolio for the future of israeli-arab relations does not bode well for the forecasts of peace in the Middle East in spite of the composition of a Governement that lets people think that overtures are in the making.

Furthermore, rivalries between the P.A. plus the P.L.O. on one hand and the Hamas on the other do not allow for a nice vision of the near future. Although it was democratically elected, the Hamas government might find on its road not only the Americans and the Canadians but its own Muslim brothers. It would be a big loss for the cause of peace that a government that looks like any Western government would not get a chance to do a proper job. Are we going to have in Palestine a repetition of what we saw in Irak since some weeks : the rehearsal of a civil war ?

ISRAEL, RIEN N' EST REGLE, SURTOUT PAS LE VRAI PROBLEME - ISRAEL : NOTHING IS SETTLED YET

C'est surprenant de voir combien les Israéliens ont montré peu d'empressement à aller voter : un turn-out électoral de 63%, c'est plus que bas. C'est presque un déni de paternité pour le vainqueur, le parti Kadima du PM par interim Ehud Olmert : historiquement, le taux de participation a toujours flirté avec les 75%. C'est un euphémisme de dire que les Israéliens ont voté "oui mais.." à Olmert et son parti.

C'est que le cher homme n'est guère aimé dans le pays. Son gros cigare et ses manières autocratiques le rendent peu populaire mais plus grave, on se méfie de lui, de ses amis et de son entourage. En bref, personne ne croit vraiment en Israel que l'homme est intègre. Sans tomber dans la naiveté politique, on peut penser que l'image de Binyamin "Bibi" Netanyahu, le grand perdant du Likoud (Droite), était à cet égard bien meilleure. Mais le parti a été laminé par les électeurs et d'ores et déjà on entend parler de conspiration au sein du Likoud pour faire la peau de Bibi.

En outre, Olmert a la réputation d'être l'homme du big business, une sorte de Bush local, et ses promesses de redessiner unilatéralement les frontières d'Israel ne convainquent pas tout le monde. Certainement pas le Hamas qui n'acceptera jamais des frontières non négociées mais pas davantage une large partie de la population qui pense que la paix est inséparable de la négociation. L'échec flagrant du Likoud, parti extrêmiste s'il en est, montre bien que les Israéliens en ont assez des faucons et qu'ils jugent insuffisantes les promesses des "colombes".

Toutefois, Olmert est considéré comme un pragmatique, capable de sang froid et de se révéler
à la hauteur quand l'occasion le demande : il a récemment déclaré que les Arabes de Jerusalem -Est devraient être libres de participer à des élections générales palestiniennes, un commentaire qui aurait fait sauter n'importe quel politicien il y a encore 3 ans. Il pourrait bien surprendre son monde.

Quant à Amir Peretz (photo ci-dessus), chef du parti Labour, qui arrive second avec 20 députés sur 120, il est loin d'impressioner les masses par ses capacités de leader national ; il ne parle pas Anglais, n'a aucune expérience de politique extérieure mais a une image de colombe (ce qui lui permettra sans doute dans les négociations d'exiger mieux et plus). Avec sa tête de chauffeur de taxi marseillais (sand doute plus honnête), il n'est apprécié du public que pour sa personnalité charismatique et généreuse et sa verbe en Hébreu. Il raisonne comme s'il était candidat dans un pays pauvre mais sûr dans ses frontières et semble persuadé qu'avec de bonnes intentions, gouverner un pays n' est qu'une "piece of cake."

En conclusion, les Israéliens -qui en ont plus qu'assez de sauter sur des bombes palestiniennes ou de recevoir des missiles Kassam sur la tête (plus de 300 depuis sept. 2000)- sont loin d'être convaincus par
Ehud Olmert : ce dernier aura sans doute à s'appuyer plus qu'il ne le souhaite sur le Labour dont le programme de politique extérieure -si on peut qualifier ainsi le problème israélo-palestinien- contient également un retrait unilatéral des territoires occupés.

Toutefois, comme le dit un électeur israélien, nous avons choisi "Olmert (Kadima 29 sièges) grudgingly and endorsed Peretz (Labour 20 sièges) only to a limited degree." Les deux partis s'ils arrivent à s'entendre auront besoin non seulement d'aller chercher des alliances ailleurs mais surtout de convaincre les foules qu'ils ont un programme précis de tracé des frontières qui soit acceptable par le Hamas, sans oublier un programme social digne de ce nom.

Espérer qu'ils vont régler le problème palestino-israélien sur la base du programme électoral me parait être une utopie non pas seulement du point de vue du Hamas mais de celui de l'homme de la rue à Tel Aviv ou Jerusalem également. Mais la victoire de ces deux partis montre bien que l'électeur veut des changements dans deux domaines fondamentaux : les territoires occupés et le welfare. L'homme de la rue en a assez d'être la victime du terrorisme pendant que ses hommes politiques se gaubergent dans les délices empoisonnés du pouvoir. Si rien n'est fait rapidement, rendez vous pour de nouvelles élections générales dans 18 mois. Les attaques acrimonieuses qu'on entend déjà en Israel à propos de l'attribution des portefeuilles, notamment celui des Finances, permettent de penser que les deux partis victorieux auront du mal à s'entendre.
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It is a surprise to notice the low turn-out to the Israeli general elections : 63% is the lowest since 1948 and on average it has historically been around 75%. Without question, Israelis voted "Yes but.." to Mr. Olmert and his party. The fact is that the man is not really popular : people do not like his huge Cuban cigars, his autocratic behavior and tend to distrust him, his friends and his entourage. To put it mildly, nobody really thinks that Mr. Olmert is above all suspicions, notably in the business domain. Binyamin Netanyahu, leader of the defeated Likud, enjoyed a more favorable image but his fall made him impopular within his own party and already there are rumors of a party conspiration to overthrow him.

Furthermore Olmert is known as the Big Business crony, a local George Bush, and his plan to unilaterally withdraw from the West Bank does not convince everybody. It certainly does not convince on one hand the Hamas who will never accept not negociated borders and on another a large chunk of the Israeli people who thinks that peace and negociation go together. The baffling failure of the Likud party (Right) showed that Israelis are fed up with the "hawks" and that they deem the Doves' promises unsatisfactory.

However Olmert has the reputation to be a pragmatic man, able to think and act in cold blood and to reveal himself up to the challenges when some difficulties occur. He recently stated that East Jerusalem Arabs should be free to partake in Palestinian general elections, a statement that would have toppled down any politician only 2 years ago. He could pull some big surprises out of his hat.

As for Amir Peretz (above picture), head of the Labor, who came in second place with 20 seats on 120 in the Knesset, he does not impress the masses as a potential national leader : he does not speak English, he has the reputation of being a dove and he owes some popularity to his flamboyance in Hebrew speaking, his generosity and his real concern for the care of the people. However he looks sometimes naive and tends to think that ruling a nation is a piece of cake when you have nice ideas and are a good-doer man.

In conclusion Israeli people, who are fed up with a palestinian "resistance" which implies terrorist acts and launching of Kassam missiles (over 300 since Sept.2000), are far from being convinced by Olmert : the new PM will probably have to look for support from the Labor to an extent he did not intend to in the first place ; already Peretz has let it known that he wanted the Finance Ministry to implement his social program. An heresy to Olmert.

As says an Israeli voter, we chosed "Olmert (Kadima 29 seats) grudgingly and endorsed Peretz (Labor 20 seats) only to a limited degree." If they can agree on anything substantial both parties will still need the support of other political formations and especially to show to the people in Israel that they have a common plan of withdrawal acceptable by the Hamas, not to mention a welfare program acceptable to the electors.

So do not hope that Kadima and Labor are going to settle the Palestino-Israeli problem on the sheer basis of their electoral program, it is a pure utopia not only from the Hamas point of view but also from the Uri Levy's point of view in the streets of Tel Aviv or Jerusalem. Their electoral victory however showed that the voters want important changes in two fields : occupied territories and welfare.

The local John and Mary Doe have enough with getting Kassams on their head while their political leaders are frolicking in the poisoned delicacies of leadership. If nothing is rapidly achieved, mark the date of a new general elections within 2 years. The acrimony that is already heard on TV and radios about the attribution of ministries let me think that both parties will have great difficulties to live and fight together.

Wednesday, March 29, 2006

HAMAS : BUSH GETS SMARTER AND SMARTER

Le Hamas vient de former son gouvernement et le Président Mahmoud Abbas a recu le serment officiel du Premier Ministre, Ismail Haniya (photo), et de certains des 24 membres du Cabinet palestinien dont 12 ont fait des séjours culturels dans les geôles israéliennes.

Un fait qui doit rappeler aux Israéliens le temps de la Haganah, de l'Irgun et du Gang Stern quand les Britanniques assassinaient ou mettaient en prison les hommes et femmes qui allaient devenir les héros et les Chefs du futur Etat Juif. J'ignore qui a dit que l'Histoire ne se répétait pas, mais cette personne était mal informée. Au Moyen Orient, le terrorisme reste la meilleure façon de devenir Chef d'Etat et responsable, qu'on soit Juif ou Musulman.

En tout cas, Haniya est considéré comme un leader pragmatique et est opposé à la destruction d'Israel. Il est cultivé et bien éduqué (diplome de littérature arabe de l'université de Gaza) et s'il a cautionné ou organisé des attentats-suicides , il n'apparait pas comme un faucon au sein du tout récent gouvernement palestinien.

Cela n'empêche pas les Canadiens et les Américains de décréter un embargo diplomatique avec la Palestine et son gouvernement : l'administration républicaine a même demandé le rapatriement d'une aide fédérale de 50 millions de dollars inutilisée à ce jour par l'Autorité et le tout nouveau ministre des Finances a accepté. Les Américains frisent le sordide dans cette affaire et les méchants terroristes me semblent bien doux d'accepter cette odieuse demande.

En outre, non content d'être sordide, Washington a décidé d'être également stupide : l'administration a interdit à ses représentants le moindre contact avec un gouvernement "terroriste", feignant d'ignorer au passage que les membres de ce dernier ont été démocratiquement élus par le peuple palestinien. Du temps de Hitler, l'Amérique n'avait pas eu de ces pudeurs. L'interdiction concerne tous les membres du gouvernement qu'ils soient ou non adhérents au mouvement Hamas. Toutefois, les contacts avec le Président Abbas restent autorisés ce qui va faire de lui l'Homme fort du gouvernement palestinien.

On se demande quel effet ce rejet de la démocratie directe va avoir sur le peuple irakien qui s'entend dire depuis trois ans que l'Amérique a envahi son pays pour y implanter et faire valoir des conceptions démocratiques. Prend-on à la Maison Blanche les Arabes pour des cons ?
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Alleluyah ! Mahmoud Abbas, the Palestinian President who is a moderate from the defeated Fatah movement, administered the oath to some of the 24 cabinet ministers in a brief ceremony at Gaza City's parliament building on Wednesday, starting with the new Prime Minister, Ismail Haniya, an ex-detainee in Israeli prisons and a rather moderate element of the Cabinet.

Among the ministers, twelve have in the past known Israel's prison for some time. This fact will remind Israeli people of the terrorist times of their revered Haganah, not to mention the Irgun or the Stern Gang !!! Haniya who has a degree in Arab Litterature from the university of Gaza asked recently that the international community demand that "Israel recognises the rights of Palestinians for once and to recognise a Palestinian state". He has never supported the political goal to distroy Israel even if he has been supporting or organizing some suicide-bomb missions against Israel in the past.

However Washington has ordered its diplomats and contractors not to have any contacts with Palestinian ministries -even with their technocrats- now that a Hamas-led government has been sworn in, ignoring the fact that they have all been democratically elected. The US Administration even asked the Authority to transfer back a
federal aide of $50 million that has not yet been used by the Palestinians. The Finance minister of Palestine has agreed to return the monee.

Adding the stupid to the sordid, Washington will limit a wide range of US programmes, including security co-ordination through the Palestinian Authority's Ministry of Interior. However, contacts will still be permitted with Abbas, his personal office and non-Hamas members of the Palestinian Parliament. Frankly one can wonder how the Iraqi people will react to the US position whereas they have been told during the last three years that America invaded Iraq to implement in the country the benefits of democracy. Hey, President Bush, do you take the Arabs for a bunch of morons ? Or are you just an hypocrit ? In the 1930s, Washington and Wall Street did not choke when it came to conclude juicy deals with another terrorist called Adolf Hitler.

Tuesday, March 28, 2006

IRAK, I DO NOT WANT YOU IN MY GOVERNMENT

Les Britanniques avaient soutenu les Sunnis dans les années 20 en mettant sur le trône d'Irak un Faysal d'Arabie, en fait le fils du Sheriff de la Mecque ; il semble que les Américains aient fait l'erreur inverse 80 ans plus tard en favorisant nettement les Shiites. Si les Sunnis sont en minorité en Irak, c'est une minorité relative : ils sont quelque 40% de la population musulmane qui représente elle-même 80% de la population irakienne. Quand on constitue une minorité aussi puissante, on a envie d'être pris au sérieux.

Et c'est précisément ce qu'avait fait Saddam Hussein, Sunni lui-même, en imposant sur le pays la poigne de fer de la minorité sunnite. Les Shiites ont toujours mal ressenti cette dictature d'une minorité et se sont appuyés sur les Shiites iraniens à l'Est pour contre-balancer le pouvoir tyrannique de Saddam Hussein et de son parti laic, le Baas.

Dès la fin des années 70, ils ont commencé à envoyer en Iran des hommes pour être formés par les Iraniens à la guerrilla, notamment après l'arrestation et la condamnation à prison à vie du grand ayatollah Sayed Mushin Al Hakim, leader religieux . La dynastie Al Hakim est illustre en Irak depuis la fondation du prestigieux Mouvement Islamiste pour avoir lutté contre le mandat britannique en 1920 et provoqué la révolte arabe qui incita les Anglais à mettre sur le trône Faysal, un allié des Britanniques dans la Première Guerre contre les Ottomans et paradoxalement un Sunni (comme les Turcs).

En 198o, le Grand ayatollah Mohamad Baqir Al Sadr fut exécuté avec sa soeur Amina Al Sadr et Saddam Hussein émit un décrêt ordonnant la mise à mort de tous les membres du Mouvement Islamiste (Shiite). La même année, sentant sa vie en danger, l'ayatollah Mohammed Baqir Al Hakim, fils de Sayed Mushin Al Halkim, s'enfuit en Iran et contribua à créer le SCIRI (Conseil Suprême de la Révolution Islamique en Irak). Avec l'aide d'autres exilés, il mit en oeuvre une triple stratégie : mettre en oeuvre des réseaux populaires secrets de résistance en Irak, entrainer d'autres exilés au maniement des armes, créer une force armée susceptible de combattre le régime de Saddam .

Pendant la guerre contre l'Iran et la guerre du Golfe de 1991, des milliers de déserteurs rejoignirent ces forces armées en Iran et se constituèrent en brigades qui furent plus ou moins centralisées sous le commandement de la Brigade Badr, force armée du SCIRI. La fin de la première guerre du Golfe vit une révolte shiite, largement inspirée et guidée par le SCIRI, violemment réprimée par Saddam Hussein. Après la répression, Mohammed al-Hakim devint le leader des Shiites irakiens et en 2003, après l'invasion américaine, fut proclamé Grand Ayatollah, c'est à dire le leader religieux suprême des Shiites. Il revint en triomphe dans le pays mais adopta une attitude ambigue vis à vis de l'occupation américaine.

Finalement il accepta de siéger au Conseil de Gouvernement créé par les Américains, se prononca pour la séparation de l'Etat et du Clergé mais en faveur d'un Etat islamique ce que les Américains refusèrent. Il fut assassiné en Août 2003 sans que personne ne revendique le meurtre qui profitat aux plus extrêmistes des Shiites, aux survivants du parti Baas et aux Iraniens plus conservateurs. Sa mort ne semble pas reliée à une rivalité Sunnis/Shiites. Son frère Abdul Aziz al-Hakim (photo ci-dessus) lui a succédé à la tête du SCIRI, premier parti politique irakien, mais a bien du mal à faire croire aux Irakiens qu'il n'est pas une marionnette de Teheran.

Sa disparition a en tout cas a laissé un vide politique dans lequel se sont jetés bien des hommes politiques non religieux, mais plus sectaires, notamment le Premier Ministre actuel, Ibrahim Jafari. Ce dernier supporte une autre milice armée, la bande de Moktada al-Sadr, un clerc violent, en fait l'homme de main de Jafari qui lui doit sa nomination comme PM.

C'est en réponse à ces manipulations et aux violences des milices armées shiites que les Sunnis ont constitué leurs propre milices. Alors que les Shiites ont terriblement souffert de la main mise d'un Sunni sur le pays et de la répression sanglante des années 90, les Sunnis sont trop conscients que la minorité qu'ils représentent peut se retrouver à tout moment dans une situation de minorité opprimée. Les bandes à Badr et à Sadr ont montré quel vilain tour pouvaient prendre les choses dans le pays.

Du coup les Kurdes et les Sunnis ont du mal à accepter la nomination de Jaffari qui s'accroche à son poste alors même que le Président Bush lui fait indirectement savoir le 28 mars 2006 qu'il ne le soutenait plus. Excédé de l'incapacité de Jafari à former un gouvernement et de la violence shiite, le Chef de la Maison Blanche lui aurait passé le message suivant par l'intermédiaire de l'ambassadeur américain à Baghdad :" President Bush "doesn't want, doesn't support, doesn't accept Mr. Jafari to be the next prime minister."

La constitution exige une majorité qualifiée des 2/3 du Parlement ( 275 membres) pour la nomination du PM et de son gouvernement. Le lâchage de Jafari par l'administration républicaine va peut-être lever le blocage. Ou au contraire remettre les pendules à zero et faire repartir la tragi-comédie pour un tour. Deux choses sont certaines : 1- les Américains commencent à s'impatienter 2- les Irakiens veulent se débarrasser de Jafari comme l'indiquent sans conteste un nombre croissant de blogs irakiens et les réactions de certains membres de la hiérarchie shiite qui s'exaspèrent de son obstination et son incapacité à se faire accepter.

PS : Test du barbu. Cela dit, coupez leur la barbe à tous ces ayatollahs, retirez leurs lunettes fumées d'intellectuel, enlevez leur Allah et qu'est ce que vous avez ? Votre réponse ici.
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The French made the first mistake in 1920 : kicking Faysal of Arabia, recently proclaimed King of Syria, son of the Sheriff of Mecca and friend of Lawrence of Arabia, out of the country.
Faysal, a Sunni, had led the Arab revolt against the (Sunni) Ottomans since 1915 and was considered an able leader. That led the Brits to make the second mistake : to crown him King of Iraq to compensate for the loss of Syria. Then, 80 years later, Americans made the third mistake : to support the Shia in the establishment of an Iraqi government.

One of the main problems of Iraq is that the Sunni are an important minority, about 40% of the total Muslim population of Iraq which is 80% Arab. The rest is Kurd (Sunni Muslims) or Assyrian (Christian). When one represents such a powerful minority, one wants to be taken seriously.

It is exactly what did Saddam Hussein, himself a Sunni, who ruled Iraq since 1979 with an iron fist. Since the beginning, the Shia have resented this dictatorship of a minority and sought the support of the (Shiites) Iranians to the East in order to alleviate their miseries and check the tyrannical power of Hussein and his Ba’ath party.

As soon as the late 70s, the Shia sent men to Iran to receive military training, notably after the arrest of the Great Ayatollah Sayed Mushin Al Hakim, considered as the Supreme religious leader. The al-Hakim (or Hakeem) dynasty of Iraq is extremely popular in the country since the foundation of the Islamic Movement that initiated the Arab revolt in 1920 against the British mandate and forced London to have Faysal (of Arabia) crowned King of Iraq in 1921.

But in 1980, Saddam Hussein issued a decree sending to death every member of the Islamic Movement and had the Great Ayatollah Mohamad Baqir Al Sadr and his sister Amina executed by his henchmen. The same year, fearful for his life, the ayatollah Mohammed Baqir al-Hakim, son of Sayed Mushin al-Halkim, fled to Iran and set up the SCIRI or Supreme Council of the Islamic Revolution in Iraq.

He recruited other exiles and implemented a triple strategy : to create secret resistance cells in Iraq, to give military training to other exiles and to develop armed forces capable to fight Saddam’s regime. During the Iran/Iraq war and the first Gulf War, thousands of deserters joined the Shia’s militia in Iran which were eventually centralized under the unique command of the Badr brigade, considered as the fighting arm of the SCIRI. At the end of the first Gulf War, the Shia went on a revolt path against Saddam who brutally repressed the movement causing thousands of casualties. The outrage was such within the Shia community that Mohammed al-Hakim was appointed Great Ayatollah, becoming the Supreme religious leader of the Iraqi Shias.

In 2003, after the end of the second Gulf War, he triumphantly came back to Iraq and adopted an ambiguous attitude towards the American occupation. First, he denounced it, then he accepted to be part of the Governing Council but stated that the State and the Cleric should be separated but under the supervision of an Islamic state, which was refused by the American administration.

Unfortunately for the future of Iraq, he was assassinated in August 2003 and the attack was not claimed by any faction. His death benefited only the most extremist elements in Iraq and Iran and does not seem to be caused by any Shia/Sunni rivalry. His younger brother Abdul Aziz al-Hakim (above picture) took over the SCIRI presidency but he is considered by many in Iraq as a puppet of his masters in Teheran.

His disappearance from the public scene created a political void that was immediately filled by non cleric elements and more sectarian politicians, like the current Prime Minister Ibrahim Jafari (or Jafaari). The latter controls and support a private militia, named Sadr gang after his leader, the violent cleric Moktada al-Sadr, who is actually Jafari’s henchman and lies behind Jafari’s appointment to the Premiership.

To counterbalance those manipulations and the threat paused by the Shiites militias, the Sunni set up their own militias and make it clear that they were not going to be ostracized or oppressed by their Muslim brothers which triggered the Shia into thinking that maybe they could again find themselves in the situation of an oppressed majority. History does not repeat itself, they say, but it is hard to believe : the Sadr and Badr gangs have proved this saying to be wrong.

In this context, Kurds and Sunnis can not accept the re-election by the newly elected Parliament of Jafari to the Premiership whereas the latter sticks to his ambitions and his job like a enraged dog in spite of the recent warning from President Bush that enough was enough. The US ambassador in Iraq told him last Tuesday (28 march) without nuances that “ President Bush "doesn't want, doesn't support, doesn't accept Mr. Jafari to be the next prime minister."

The Iraqi constitution stipulates a qualified majority (2/3) of the 275 members of the Parliament to nominate the Prime Minister and his Government. The decision by President Bush to let down Jafari is a major turn of policy. It can trigger anything in the country, bad or good. But two things are henceforth certain : 1- Americans are losing patience , 2- a rising number of Iraqis want to get rid of Jafari as testify so many blogs written by Iraqis leaving in Iraq.

ALLAH YISTUR MIN IL RAB3A

Que Dieu nous protège de la 4ème année. Sous entendu d'occupation (ou de libération selon votre bord) américaine. C'est désormais ce que pensent les Irakiens qui ne sont pas encore tombés sous les balles des uns ou des autres et refusent toujours de joindre les milices meurtrières des fanatiques, parfois même soutenues par les troupes US, milices qui sont, comme le dit l'ambassadeur américain en Irak, l'infrastructure de toute guerre civile.

Un bloggeur estime qu'il n'aurait jamais dû revenir de Londres et rentrer en Irak. "Etre opprimé et en sécurité est préférable, écrit-il, à être libre et menacé. Ne me parlez pas de toutes ces fadaises à propos de liberté et démocratie."

Le compte des morts civils au 14 mars dernier fait état d'un minimum de 33.700 personnes.
Il est sûr désormais que les Irakiens ont perdu tout goût pour ce qu'on appelle en Occident la démocratie. La seule chose à laquelle ils aspirent, c'est la vie. Mais quand donc Bush et ses fanatiques vont ils comprendre que la seule chose décente à faire est d'évacuer d'urgence le pays ? Probablement pas de sitôt et c'est bien cela le drame de l'Irak.

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Three years after the invasion of Irak and the nightmares of bombings and of shock and awe have evolved into another sort of nightmare, says an Iraqi female blogger. "The difference between now and then was that three years ago, we were still worrying about material things- possessions, houses, cars, electricity, water, fuel… It’s difficult to define what worries us most now. Even the most cynical war critics couldn't imagine the country being this bad three years after the war... Allah yistur min il rab3a (God protect us from the fourth year), she concluded.

Another blogger says : "I wish I didn't hope for democracy and freedom to come to
Iraq . Being oppressed but safe is better than being free and unsafe. Don't tell me all these slogans of freedom and democracy." The death toll of civilian people since the invasion was on the 14th of march 2006 of a minimum of 33,700.

I wonder whether Bush and his henchmen will ever understand that the best thing to do would be to evacuate Irak. I doubt it.

Monday, March 27, 2006

UNITY, YOU SAID UNITY....??

Le problème de la constitution d'un gouvernement d'union tel qu'il est censé sortir des urnes de Décembre dernier est en réalité très simple. Un irakien le résume ainsi : "Comment voulez-vous que seulement trois politiciens dans ce pays tombent d'accord sur quoi que ce soit ?" A ma réponse "Je n'en sais rien", il répond : "Parceque l'un est Sunni, l'autre Kurde et le troisième Shiite. Unité nationale ? Mon cul!" Il n'y a plus que d'une part l'administration républicaine et d'autre part le Premier Ministre irakien lui même, Ibrahim Jafari, chef du parti islamiste Dawa (Shiite), pour ne pas voir cette évidence et continuer à nous raconter des salades. Jafari nous racontait en Novembre dernier que "le pays continuerait ses efforts en vue d'une réconciliation nationale après les élections de Décembre". Donc acte Jafari.

L'auteur du Blog "Bagdad burning" -une jeune femme de 27 ans qui a choisi l'anonymat- qui tient la tête dans la course à l'attribution du prix Samuel Johnson pour un ouvrage littéraire non-fiction, lui a récemment attribué l'Oscar du meilleur acteur pour sa tentative d' interprétation dans Free Iraqi Elections "d'un PM indépendant, non-sectaire d'un gouvernement irakien légitime."
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"It seems, said to me an Iraqi friend, that it is too damn difficult that three Iraqi politicians agree. THREE. And you know why? Because one is a Kurd, one is a Sunni, and one is a Shiite. Huh!! National Unity Government! my ass!!"

Sad, isn't ? You need to be a member of the Republican administration not to see this dazzling reality and to keep on selling to the public a bunch of lie
s. Last November, Shii PM Jafari (picture) said Iraq would continue its own efforts toward reconciliation after the election.

"Baghdad Burning" by the university graduate, who uses the pen name Riverbend, is longlisted for the £30,000 Samuel Johnson prize - the world's richest for non-fiction, awarded him on March 6th 2006 the Oscar for best actor for
for "his attempted portrayal of a non-sectarian, independent PM of a ‘legitimate’ Iraqi government.. "

IRAQ : THEY DO NOT BELIEVE IN IT ANYMORE

Comme les chaines de télévision de ce bas monde ne donnent jamais la parole à des Irakiens, il est difficile de savoir ce que pense le peuple soumis à trois ans de carnage. Mais si par chance vous en rencontrez ou découvrez leur témoignage, leur propos est confondant.

Mr Zeyad Alawan, un docteur de Bagdad âgé de 30 ans, se dit convaincu par le carnage dont il est le témoin dans sa ville natale que la seule solution pour survivre est la fuite par n'importe quel moyen possible : "Je n'ai tout simplement, dit il, aucune envie de me faire occire par un analphabète habillé d'un treillis noir qui lui couvre la tête et le visage, par un membre des Milices en uniforme de police, par un jeune GI Texan qui a perdu la tête ou par un Islamiste barbu venu du fin fond du Yemen ou d'Arabie."

Ainsi après trois années de "libération" par les troupes américaines, la seule opportunité laissée aux Irakiens est de fuir leur pays ou de se faire zigouiller par un criminel, un fanatique ou un GI qui ne sait plus pourquoi il est en Irak et tire à tort et à travers. La politique arabe de Mister George Bush est à l'évidence un immense succès populaire en Irak. Et quand j'entends aujourd' hui encore Donald Rumfeld déclarer à la TV que "les choses s'améliorent en Irak" mais que les USA souffrent d'un déficit de communication, je me demande si ce type ment, est aveugle ou est incompétent. Ou les trois.

Selon le Tribunal BRussels, composé d'intellectuels sur le mode du tribunal Bertand Russels du temps du Vietnam, des centaines de professionnels irakiens, dégoûtés, apeurés ou menacés, ont quitté le pays depuis trois ans : le tribunal a même publié la liste de plus de 100 universitaires, chercheurs ou docteurs qui ont perdu la vie sans aucune raison en Irak depuis 2003.

Aucune chaine de TV occidentale n'a jamais fait écho à ces massacres. La couverture par les medias occidentaux de ce qui se passe réellement en Irak est au mieux une blague, au pire une tragique démonstration d'inertie ou de propagande. Un chargé de communication pour l' United Nations Development Programme (UNDP) à Bagdad, Farouq X... (1) a récemment déclaré : "J'ai vécu ici durant la guerre contre l'Iran et à travers deux guerres du Golfe. J'ai été le témoin de 13 éprouvantes années d'embargo et de sanctions économiques. Mais ce qui se produit de nos jours en Irak surpasse de loin tout cela."

Bush a encore une option : faire comme ces malheureux Irakiens. Quitter le pays.

(1) Le nom véritable est gardé secret pour raisons de sécurité

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Zeyad Alwan, 30, a doctor in Baghdad, says the carnage in the city has convinced him he must leave by any means possible : "I simply don't want to get killed by an illiterate, black-clad slum dweller, or a militiaman dressed in police uniform, or a young confused soldier from Texas, or a bearded fundamentalist from Yemen or Saudi Arabia," he said Sunday 26th of March to Aljazeera TV.

So after three years of "liberation", it is all the opportunity left over to the Iraqi people : to leave or to get killed by a criminal or an idiot who does not know what he is doing or why he is there. President Bush policies are obvioulsy a great success. And when we hear, as we did today again, Mister Rumfled telling us that "things are getting better" but that the US are suffering from a communication deficit (he talked about a D in communication skills), I wonder whether Mr Rumfeld is blind, a liar or an imbecile.

BRussells Tribunal, a committee of intellectuals and artists established in the tradition of the 1967 Vietnam War crimes Russell Tribunal, says hundreds of Iraqi professionals have been killed in Iraq since 2003 : it has published a list of 130 scientists, doctors and academics killed in the past three years.

But no Western TV ever mentions that. The coverage of the Iraq war by the TV channels is a joke, a lie or a disgusting feat of American propaganda. A communications officer for the United Nations Development Programme (UNDP) in Baghdad, Farouq X... said recently : " I lived through the Iraq-Iran war along with the two Gulf wars. I witnessed 13 years of crushing economic sanctions affecting everyone around me. But what's happening in Iraq now has, by far, surpassed that."

So the only way out of this terrible mess created by George Bush is "Good Bye Iraq or die". Mister Bush has still a decent thing to do : to withdraw the US troops.

Sunday, March 26, 2006

SADDAM HUSSEIN : LE CLOWN QUI SE PRENAIT POUR HITLER

Je conseille aux lecteurs anglophones ou parlant anglais de lire le document suivant :"Iraq Perspectives Project , a view of operation Iraqi Freedom from Saddam Hussein leadership".
Le rapport décrit l'état d'impréparation de l'armée irakienne à la veille de la guerre de 2003 ainsi que l'illusion et le mensonge permanents dans lesquels vivaient le dictateur et ses principaux collaborateurs. Il souligne aussi avec abondance l'abjecte bêtise de son fils Qusay et la peur qui régnait dans les rangs des hauts dignitaires. Un peu comme du temps de Hitler, personne n'osait contredire ou faire valoir son point de vue par peur de "disparaitre" physiquement.

Nul ne se fait plus d'illusions sur les capacités intellectuelles du personnage mais ce document montre bien à quel point il ne connaissait qu'une méthode pour régler les problèmes : les ignorer et tuer. Quant à sa stratégie militaire préférée, elle consistait à attirer l'ennemi dans une "kill zone" où la supériorité des soldats irakiens en ferait de la bouillie pour les coyotes du désert.

Enfin, il montre que jusqu'au dernier moment, Saddam a cru qu'il allait sauver son régime et sa peau et s'est comporté comme un trouillard, allant de cache en cache, de préférence près d'un hopital ou d'une ambassade étrangère. Aujourd'hui, il fait le matamore devant le Tribunal mais en avril 2003, il pétait de trouille dans son pantalon de dictateur.

C'est lui faire trop d'honneur que de l'avoir trainé en justice. Saddam Hussein n'est pas Hitler, pas plus qu'il n'est Doenitz ou Jodl. En revanche, l'état de délire mental dans lequel il se trouvait au cours des derniers jours n 'est pas sans rappeler l'absence totale de sens des réalités qui caractérise les derniers mois d'Adolf Hitler dans le bunker de la Chancellerie à Berlin. Hitler au moins avait du courage physique.